En plus des exigences légales auxquelles tous les systèmes de ventilation résidentiels doivent se conformer, il existe un certain nombre de qualités d’un système qui méritent d’être prises en considération lors du choix de votre appareil.

Quel est le niveau d’efficacité thermique ?

Selon la loi BR18, les systèmes de ventilation des nouvelles constructions et des grands projets de rénovation doivent inclure la récupération de chaleur afin de minimiser la quantité d’énergie nécessaire au chauffage de l’habitation.

L’efficacité thermique indique l’efficacité avec laquelle l’échangeur de chaleur du système utilise l’énergie de l’air chaud extrait pour réchauffer l’air d’alimentation plus froid. L’efficacité thermique doit être d’au moins 80 %. Plus il est élevé, mieux c’est.

Pour les économies d’énergie dans les bâtiments nous vous recommandons d’utiliser un échangeur de chaleur dont l’efficacité thermique est d’au moins 85 %, même dans les pièces humides comme une salle de bain.

Plusieurs marques proposent des échangeurs de chaleur à double flux efficaces en aluminium et en plastique. Les échangeurs de chaleur à double flux en aluminium ont une efficacité thermique allant jusqu’à 86 %, tandis que celle des échangeurs de chaleur à contre-courant en plastique atteint 96 % pour celle de Lunos pour les Tiny House.

Quelle est l’importance de la consommation d’énergie (valeur SEL) ?

La valeur SEL d’un système de ventilation est une expression de la quantité d’énergie utilisée par l’unité pour transporter l’air – « la consommation d’électricité spécifique pour le transport de l’air ». Les règles de construction exigent que la valeur SEL soit inférieure à 1000 J/m3.

Le système peut-il être équipé d’un contrôleur automatique de sécurité incendie ?

Dans les immeubles d’habitation, il est parfois préférable de laisser plusieurs systèmes de ventilation partager les conduits d’admission et/ou d’évacuation de l’air. Cela permet de réduire l’espace nécessaire, puisque huit unités partagent un grand conduit d’évacuation plutôt que d’en avoir huit individuels, par exemple.

Si tel est le cas, le système doit répondre à certaines précautions techniques spécifiques en matière de sécurité incendie, telles que définies dans la norme DS 428 sur la sécurité incendie. Cela concerne par exemple l’installation de détecteurs de fumée et de clapets coupe-feu, afin d’éviter qu’un éventuel incendie ne se propage à d’autres appartements via les gaines de ventilation.

Il est donc crucial que vous vous assuriez que le système que vous choisissez est compatible avec la fonctionnalité de protection contre l’incendie. Dans les systèmes de vmc modernes, un contrôleur de protection contre l’incendie fait partie intégrante du logiciel de commande de base de l’unité, et si des volets de fumée et d’incendie sont nécessaires, un FPC peut être ajouté.

Quel type d’échangeur est le meilleur choix ?

Il existe différentes façons de récupérer la chaleur de l’air. Trois des méthodes les plus connues sont l’utilisation d’échangeurs de chaleur rotatifs, d’échangeurs de chaleur à flux croisés et d’échangeurs de chaleur à contre-courant.

L’échangeur de chaleur à contre-courant est le type d’échangeur le plus efficace sur le plan énergétique, et il présente l’avantage supplémentaire de ne pas dégager d’odeurs dans le bâtiment. Un échangeur de chaleur à contre-courant permet à l’air extrait chaud de passer devant l’air soufflé plus froid dans les conduits, garantissant ainsi le transfert de la chaleur entre les deux flux d’air sans que l’air soufflé et l’air extrait ne se mélangent.